Au détour d’une rue, sur une place ou à un carrefour, vous avez peut-être remarqué ces armoires électriques décorées de photographies en noir et blanc. Ce projet artistique a été imaginé pour redonner vie à ces éléments urbains en les transformant en véritables fenêtres sur le passé.
Chaque photo a été choisie en fonction de l’emplacement de l’armoire et représente le lieu tel qu’il était au début du XXe siècle. Grâce au QR code apposé sur chaque armoire, plongez dans l’histoire de votre quartier et découvrez comment il a évolué au fil du temps.
Une belle façon de lier passé et présent tout en embellissant notre commune !
Bonne découverte !
Place du Motty
Place du Motty
Le nom de « Motty » vient du latin monasterium, devenu mosteriu et qui a pris le sens d’église. C’est en effet dans ce hameau historique que se trouve l’église d’Ecublens. Construite durant le Moyen-Âge, la première mention du bâtiment remonte à 1135. La construction de son chœur se situe entre 1400 et 1500. Une fenêtre axiale est datée de 1532, la nef a été aménagée au 18e siècle et le clocher date de 1857. Plusieurs vitraux peuvent encore aujourd’hui être admirés dans cette église : le drapeau vaudois et l’écusson d’Ecublens exécutés en 1907 par l’artiste Alexis Guignard avec la collaboration, pour son montage, du verrier lausannois d’origine néerlandais, Jean Hubertus Schmit. Le fils de ce dernier, Robert Henri Schmit, assembla ensuite trois autres vitraux conçus en 1961 par l’artiste lausannois Jean-Pierre Kaiser, qui présentent plusieurs thèmes bibliques : le rôle de Moïse, le Christ en gloire et les jugements apocalyptiques. Hors culte, l’église est ouverte au public tous les jours de 8 h à 18 h. Elle dépend de la Paroisse évangélique et réformée d’Ecublens et de Saint-Sulpice.
La cure d’Ecublens, dont on ignore la date exacte de construction, ressemble aux maisons agricoles et vigneronnes de la région. En 1740, elle fut partiellement reconstruite par l’architecte et maçon Jacques Narbel. Les autorités cantonales firent son acquisition en 1807 et une annexe fut ajoutée en 1832 afin d’en étendre le logement. En 1984, la maison fut entièrement restaurée, sans changement extérieur.
L’Hôtel de Ville fut inauguré en 1838. Le bâtiment fut construit pour abriter l’école d’Ecublens, afin de séparer l’enseignement de la partie où se situaient la salle des autorités, des locaux d’habitation, une fromagerie et une chambre d’arrêt, conformément à une loi de 1834, ainsi que pour répondre à la croissance démographique. Cet édifice resta l’unique école d’Ecublens jusqu’en 1911, lorsque la construction du Collège du Pontet fut achevée. L’Hôtel de ville abrita ensuite un poste de police et les bureaux de l’Administration communale.
A l’emplacement de l’actuelle Auberge communale se trouvait l’ancienne maison de commune. Si sa date de construction exacte n’est pas connue, nous savons que les rudiments de la pédagogie y étaient dispensés dès la fin du XVIIIe siècle et qu’elle servait à de nombreuses autres affectations. C’est notamment à cet endroit que se réunissaient les autorités communales dès la première séance de Municipalité qui s’est tenue le 5 mai 1799, suite à l’indépendance vaudoise. Le bâtiment de l’Auberge communale a récemment été reconstruit. Il jouxte la Grande salle.
Sources :
- Groupe des archives d’Ecublens, « Ecublens raconte ! », 1998.
- Site de la Paroisse d’Ecublens – Saint-Sulpice, consulté le 01.11.2024.
- Archives communales d’Ecublens, procès-verbaux de la Municipalité
Rue de Bassenges « Le Pontet »
Rue de Bassenges « Le Pontet »
L’ancien hameau « Le Pontet » s’étend à l’Est de la commune, sur la rive droite de la Sorge, au pied de la colline du Motty. Son nom vient du pont qui reliait Ecublens à Chavannes, lequel permettait de franchir la rivière La Sorge. Parmi les bâtiments notables, on trouve la maison de la « Galerie du Pressoir », construite en 1732 et restaurée en 1985. Cette maison abrite le pressoir de Bassenges, en granit, ainsi qu’un four à pain, qui témoignent d’une activité agricole d’autrefois.
Au lieu-dit « Le Pontet », à l’angle de la rue de Bassenges, une ferme fut construite en 1799 par Henri-Vincent Masson. On ignore si son propriétaire avait déjà ouvert à cette époque une pinte dans sa ferme. Dans son ouvrage sur les maisons rurales du Canton de Vaud, Daniel Glauser signale en effet la présence d’une pinte dans cette maison, à laquelle une salle de danse fut adjointe vers 1853.
En juillet 1859, la pinte, appelée « Café du Pontet », est exploitée par François Masson, fils de Henri-Vincent. L’établissement sera ensuite tenu par les descendants de la famille Masson : par Henri dès 1886, qui fut aussi Syndic d’Ecublens, et par François Masson, qui lui succéda au début du 20e siècle.
En 1926, la famille Masson construit un nouveau bâtiment à l’angle de la route de Villars et de la route du Bois. Elle y déménage sa pinte en 1946. Le café est dès lors tenu par Henri Masson et sa sœur Lina. Il sera exploité jusqu’en 1987, année de démolition du bâtiment.
Quant à la ferme du Pontet, à la suite du décès de François Masson en 1980, elle passa entre les mains de sa fille, Mme Annette Perrottet-Masson, qui décéda en septembre 2007. Le domaine, alors appelé « Maison de Bassenges », fut légué à la Paroisse réformée d’Ecublens-Saint-Sulpice. Les bâtiments furent démolis à la fin de l’année 2022, pour faire place à un nouvel immeuble, propriété de ladite paroisse.
Dans ce hameau, on peut également observer une fontaine couverte, datant de 1824. A l’époque, un moulin se trouvait sur la rive droite de La Sorge, jusqu’à ce que l’urbanisation de la seconde moitié du XXe siècle modifie profondément ce paysage rural.
Sources :
- Recherches historiques de Mme Jacqueline Hefti, basées sur :
o Pierre Jaquenoud, « Ecublens un peu d’histoire », 2021.
o Pierre Jaquenoud, « Historique partiel sur Ecublens », 2013.
o Ses recherches, notamment sur Scriptorium, pour le comptes de la Paroisse d’Ecublens-Saint-Sulpice, propriétaire du bien-fonds à la rue de Bassenges 1, hérité de Mme Annette Perrottet-Masson en 2008.
o Des sources inconographiques : cartes postales anciennes détenues par Pierre Jaquenoud
o Daniel Glauser, « Les maisons rurales du Canton de Vaud », tome 3, 2002.
o André Bonzon, Jean-Claude Marendaz et Charles Pahud, « L’Ouest lausannois à la belle époque de la carte postale », 1983, p. 67. - Groupe des archives d’Ecublens, « Ecublens raconte !.. », 1998.
Le Villars
Le Villars
La rue du Villars conduit au cœur d’un quartier qui, autrefois, était séparé des autres habitations d’Ecublens. Le nom « Villars » fait référence à un groupe de maisons qui formaient ce hameau, où la population se consacrait principalement à des activités agricoles et viticoles.
Au début du XXe siècle, le hameau comptait plusieurs commerces et services : une forge, une sellerie, une boulangerie communale avec son four, une épicerie et une laiterie. Le Café Vaudois, ouvert le 1er juillet 1859, occupait déjà une place centrale dans le paysage local, installé dans une maison paysanne construite en 1807. Un bal champêtre eut notamment lieu au Café vaudois à « Villard-Ecublens » les 27 et 28 septembre 1885.
Au fil des décennies, ce hameau a progressivement évolué, passant d’une zone agricole et viticole à une agglomération urbaine et résidentielle.
Sources :
- Groupe des archives d’Ecublens, « Ecublens raconte !.. », 1998.
- Article paru dans « La Revue » le 26 septembre 1885.
Le collège
Le collège
Au début du XXe siècle, face à l'essor démographique, la construction d'une école supplémentaire devint nécessaire. C'est l'architecte Jean-Ferdinand Kaufmann qui fut chargé de concevoir les plans du bâtiment en 1909. Le Collège du Pontet, achevé en 1911, se situe à l'avenue du Tir-Fédéral 72.
Pendant plusieurs décennies, la présence de ces deux établissements scolaires répondit aux besoins des habitants. Toutefois, à partir des années 1950, le développement urbain exigea la création de nouvelles infrastructures. Ainsi, de nouveaux bâtiments scolaires furent ajoutés à côté du « Vieux Collège » en 1957, 1963, 1970 et 1974, formant ainsi le « Complexe du Pontet ».
Sources :
- Groupe des archives d’Ecublens, « Ecublens raconte !.. », 1998.
- Archives communales d’Ecublens, procès-verbaux de la Municipalité.




Traduction


