Le feu bactérien est une maladie très dangereuse qui menace nos cultures de fruits à pépins.

Cotonester salicifilius

Si en 2011 la maladie s’est montrée très virulente (dans le Canton de Vaud, 51 plantes ont été atteintes par le feu bactérien), elle a fortement diminué depuis (2012: 29 cas / 2013: 12 cas / 2014: 0 / 2015 et 2016: un seul cas). La majorité des plantes malades étaient des Cotoneaster salicifolius, ce qui confirme l’extrême sensibilité de cette espèce.

Afin de lutter contre le risque d’infection dû au feu bactérien, l’arrachage préventif de plantes saines mais particulièrement sensibles a été ordonné par le Canton en 2001. La Commune d’Ecublens fait partie de ces zones d’éradication préventive. Nous constatons parfois des plantes oubliées ou des repousses. Par conséquent, tous les cotonéasters érigés présents sur le territoire de la Commune d’Ecublens doivent être éliminés.

Le feu bactérien ne touche que les plantes du groupe des rosacées semblables aux pommiers, c’est-à-dire les plantes cultivées qui ont un fruit ayant une cavité pour les pépins:

Plantes hôtes du feu bactérien : pommier, poirier, cognassier, aubépine, sorbier, amélanchier, cognassier du Japon, pyracanthas, photinia et néflier. Afin de vous aider à reconnaître ces plantes, une fiche avec illustrations peut être téléchargée sous : http://www.vd.ch/themes/economie/agriculture/police-phytosanitaire-cantonale/feu-bacterien/

Symptômes du feu bactérien :

  • mort d’appendices floraux entiers ;
  • les feuilles brunissent à partir de la tige ;
  • les pousses se courbent en forme de U ;
  • les feuilles deviennent brunes et restent
    accrochées à l’arbre ;
  • des gouttes de mucus jaune à blanc (voire rouge) s’écoulent de l’écorce.

La reconnaissance de cette maladie n’est pas facile et, dans les cas douteux, une analyse de laboratoire est nécessaire.

Dans tous les cas, la personne qui constate une plante suspecte doit impérativement l’annoncer à la Station Cantonale d’Arboriculture de Morges (tél : 021 557 92 72 ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..)

Les plantes atteintes devront ensuite être immédiatement arrachées et brûlées.

Christian Luthi
Contremaître
Voirie et espaces verts